Des robots comme serveurs au restaurant, pas une bonne idée

Fin 2015, une douzaine de restaurants chinois a remplacé l’homme par des robots pour faire le service. Cette idée, qui semble être une parodie ou une réplique d’un film futuriste, n’offre pas toujours les résultats que les patrons en attendent.

Serveur Pixabay
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Un début plus que prometteur

Avec plus d’un milliard d’habitants, on ne peut pas dire que la Chine puisse être en manque de ressources humaines. Et pourtant, des patrons de restaurant ont préféré miser sur des robots-serveurs pour réduire les dépenses. Après une première acquisition à 8.000 €/pièce, les robots devaient permettre de réduire considérablement les frais. De plus, le restaurant ne désemplissait pas, car la foule se bouscule au portillon pour assister à la prestation.

Pour être sûr de rentabiliser ces robots-serveurs, le propriétaire d’un restaurant de ramens (nouilles)  a opté pour des robots capables de préparer un bol de nouilles en moins de deux minutes. Un autre a décidé de faire collaborer ses robots-serveurs avec deux robots chargés de la préparation des nouilles et un robot-hôtesse.

Un investissement bien en deçà des attentes

Pour un serveur en chair et en os, servir un verre d’eau ou prendre commande fait partie des gestes basiques. Ce n’est pas le cas chez les robots, qui ont, en plus, du mal à déposer un bol de soupe sur la table. Sans compter qu’il est difficile pour eux de composer avec la disposition de la salle, de circuler dans des passages parfois étriqués ou d’accomplir des tâches qui n’ont pas été pré-programmées. Les bousculades de robots sont devenues monnaie courante, et il est souvent devenu nécessaire d’embaucher plus de serveurs humains pour rectifier les erreurs des robots. Sans compter que ces robots tombent souvent en panne, et le coût des réparations est parfois considérable.

Le patron de la chaîne de restaurants Heweilai en a fait les frais. Sur trois de ces établissements équipés de robots-serveurs, deux ont dû fermer. Pour éviter que le troisième suive le même chemin, le propriétaire a préféré revenir au service traditionnel.
Tomas
Par

Après une Licence professionnelle en Rédacteur Web, Thomas atterrit chez ou-dejeuner où il confrontera ses acquis théoriques avec les réalités du métier. Aujourd’hui, Thomas vole de ses propres ailes mais il continue de prêter sa plume au site.

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