Une place dans la restauration pour les insectes

Les insectes ont la côte actuellement aussi bien auprès des organismes luttant contre la faim dans le monde, les partisans d’une alimentation saine et équilibrée (la qualité nutritionnelle des insectes est indéniable !) et les restaurants gastronomiques.

Grey Goose RSVP Ento
Grey Goose RSVP
Autant le dire toutefois, les plats d’insectes sont encore hors de portée pour le budget de monsieur de tout-le monde.

Tenté ?

Quelques exemples de restaurants où vous pourrez faire votre première expérience culinaire d’insecte :
-Le Festin Nu à Paris (Montmartre),
-l’Aphrodite à Nice,
-le Nordic Food Lab au Copenhague,
-Ento à Londres.
Mais autant le dire tout de suite, les plats ne sont pas donnés ce qui est tout à fait normal compte tenu du prix au kilo de l’insecte : Le Festin Nu indique au journal Le Monde qu’il importe ses insectes de Thaïlande au prix de 500 euros le Kilo. Pour les restaurateurs français qui se fournissent sur place, il existe un grossiste implanté dans le sud-ouest, Micronutris, qui propose 1 250 euros le kilo. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’un menu soit tarifé à 54 euros chez L’Aphrodite par exemple.

Recommandées par le PAM

Là où l’incohérence s’installe, c’est que le PAM (Programme Alimentaire Mondiale) recommande les insectes pour pallier aux problèmes de sous-nutrition dans le monde (l’élevage et la culture semblent être à leur niveau maximum). Autrement dit, les insectes n’ont pas trop pour vocation de venir des ingrédients de luxe, à déguster uniquement dans les grands restaurants. Or en raison de leur prix exorbitant sur le marché, même l’industrie agroalimentaire n’en veut pas pour le moment. À plus forte raison, comment envisager les insectes comme une solution à la faim dans le monde ? Ils restent donc cantonnés aux assiettes et fourchettes de quelques gourmets privilégiés. 
Tomas
Par

Après une Licence professionnelle en Rédacteur Web, Thomas atterrit chez ou-dejeuner où il confrontera ses acquis théoriques avec les réalités du métier. Aujourd’hui, Thomas vole de ses propres ailes mais il continue de prêter sa plume au site.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Laisser un commentaire