Les Français n'aiment pas le Doggy Bag

En restaurant, les Français sont toujours récalcitrants à l’idée de demander une barquette au serveur pour y mettre les restes de leur repas. Cette barquette est communément appelée Doggy Bag.

Pile de doggy bag Flickr
Pile de doggy bag

Des restes dans l’assiette

Les Français laisseraient dans leur assiette près de 210 à 230 grammes du plat qu’ils ont commandé, soit près d’un quart de kilos. Rapporté au nombre de clients qu’un restaurant sert chaque jour, on atteint facilement un volume conséquent. Cette situation est inadmissible compte tenu du contexte de crise dans lequel la société évolue actuellement. Plus que jamais, la lutte contre le gaspillage est fondamentale et cette lutte passe par l’absence de reste dans les assiettes ou alors, l’utilisation d’un doggy bag pour les emporter. Oui, mais voilà, les Français sont encore réticents à cette démarche.

Des clients embarrassés, mais incités par la crise

La raison est simple. L’expression doggy bag signifie littéralement « sac pour le toutou ». Autrement dit, les restes qui y sont « versés » sont destinés au chien. Du coup, l’extension est vite faite : les restes sont destinés aux chiens. Il est donc difficile d’imaginer consommer ses restes pour plus tard en soirée ou le lendemain au réveil ou au déjeuner. La gêne est profondément ancrée dans l’inconscience collective des Français. À plus forte raison qu’en restaurant, la discrétion est loin d’être assurée : le doggy bag est remis devant les autres clients. Pour le Français, il est hors de question de se soumettre à ce « traitement humiliant ». Sur ce point, la sensation de honte est difficile à vaincre.

Un début d’acceptation

Toutefois, depuis 2 ans environ, la glace commence à se fissurer : la crise et les prises de conscience écologiques font que les clients commencent à demander, bien que timidement, des doggy bags. Les demandes concernent surtout des produits faciles à emporter comme les pizzas ou les Tex Mex. Mais les restaurateurs ne perdent pas espoir. 
Tomas
Par

Après une Licence professionnelle en Rédacteur Web, Thomas atterrit chez ou-dejeuner où il confrontera ses acquis théoriques avec les réalités du métier. Aujourd’hui, Thomas vole de ses propres ailes mais il continue de prêter sa plume au site.

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