Le doggy bag pour lutter contre le gâchis alimentaire

À l’heure où l’on parle beaucoup de lutte contre le gaspillage, les doggy bags commencent à se faire une place en France. Pratique encore timide, il semblerait que cette difficulté vient surtout des clients qui appréhendent le geste, et non des restaurateurs.

Doggy bag Pixabay
Doggy bag

Un démarrage en douceur

En janvier 2016, la loi 2010-788 du 12 juillet 2010 sur le tri des déchets que devraient effectuer les restaurants est devenue effective en France. Elle s’applique surtout aux établissements qui servent plus de 180 couverts par jour. En 2011, les déchets des restaurants constituaient 17,40 % des déchets alimentaires totaux français selon une infographie réalisée par la Commission européenne. L’Hexagone génère 10 millions de tonnes de déchets alimentaires par an. Les doggy bags sont alors apparus comme une bonne alternative, même s’ils ne sont pas obligatoires dans les restaurants.

En 2015, l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH), et récemment le Syndicat mixte d'enlèvement et de traitement des résidus ménagers (Sietrem), se sont associés à des startups (Take Away et Gourmet Bag) pour la vulgarisation de ces fameux emballages. Pour Take Away, jusqu’à ce jour, 800 restaurants français ont signé, ce qui a évité de jeter environ 82 800 kilos de nourriture.

Pourquoi « doggy bag » ?

Le « doggy » laisse supposer que le client demande son reste pour le donner à son chien une fois rentré chez lui. C’est pour gommer cette image négative que les doggy bags ont pris d’autres noms plus acceptables en France.  
Tomas
Par

Après une Licence professionnelle en Rédacteur Web, Thomas atterrit chez ou-dejeuner où il confrontera ses acquis théoriques avec les réalités du métier. Aujourd’hui, Thomas vole de ses propres ailes mais il continue de prêter sa plume au site.

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