Hygiène au restaurant : les résultats rendus public

Depuis le début du mois d’avril 2017, l’État met en ligne les résultats des contrôles sanitaires réalisés auprès de différents établissements de la chaîne alimentaire. Ils sont disponibles sur un site internet dédié ainsi qu’une appli mobile. Les consommateurs peuvent désormais choisir un restaurant ou une boulangerie en fonction de la note de son contrôle.

Hygiène au restaurant Pixabay
Hygiène au restaurant

La plateforme Alim’Confiance   

Alim'Confiance est la plateforme qui regroupe les résultats du contrôle sanitaire réalisé auprès des établissements alimentaires. Le site se décline même en une application mobile. Depuis le 3 avril 2017, il est tout à fait possible, en seulement quelques clics, d’avoir une idée du niveau d’hygiène d’un établissement sans avoir à jeter un coup d’œil dans la cuisine ou passer aux toilettes pour juger la propreté des lieux. Cette nouvelle plateforme recense ainsi tous les résultats des contrôles effectués auprès des restaurants, des cantines, des boucheries, des abattoirs, des boulangeries, etc.  

Du côté du consommateur, la mise en ligne de ces résultats permet d’ajouter un critère supplémentaire dans le choix d’un établissement. La procédure est très simple. Il suffit de rechercher l’enseigne sur une carte interactive. Chaque établissement est recensé au fur et à mesure des contrôles, par son nom, en fonction de la date de la première inspection et son niveau d’hygiène. De nouveaux contrôles sont régulièrement mis en ligne afin de permettre aux consommateurs d’avoir accès à un large choix d’établissements. Dorénavant, vous serez bien informé avant de mettre les pieds dans un restaurant.  

Des smileys selon l’appréciation de l’endroit  

Pour ce type de contrôle, le niveau d’hygiène d’une enseigne du secteur alimentaire est indiqué par un simple smiley. Quatre niveaux d’hygiène sont donc prévus.  

- L’appréciation « Très satisfaisant » qualifie ainsi un établissement qui ne présente aucune non-conformité.
- Le smiley « Satisfaisant » est attribué à une enseigne qui présente des non-conformités, mais qui ne requière qu’un simple rappel à l’ordre.
- Les mentions « à améliorer » et « à corriger de manière urgente » sont beaucoup plus contraignantes. Les propriétaires des lieux sont soumis à certaines mesures pour éviter la suspension de leurs agréments sanitaires. Chaque enseigne a bien évidemment l’autorisation d’afficher le smiley relatif à son niveau d’hygiène sur sa devanture. Un argument de plus pour attirer la clientèle si le restaurant a un très bon niveau d’hygiène.  

Une mesure qui ne fait pas l’unanimité  

Cette nouvelle mesure initiée par le ministère de l’Agriculture ne fait malheureusement pas l’unanimité dans la profession. D’après Hubert Jan, l’un des responsables du syndicat professionnel du secteur alimentaire auprès de l’Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie ou Umih, les professionnels du secteur alimentaire n’ont demandé que deux notes, à savoir un établissement conforme ou non-conforme suivi d’une fermeture immédiate. À cela s’ajoute, selon lui, un souci d’équité et d’inégalité de traitement. En effet, les résultats de ce contrôle peuvent rapidement être récupérés par les guides gastronomiques et les réseaux sociaux, et marquer une trace indélébile sur l’image d’un établissement.  

Un souci de transparence  

En choisissant cette nouvelle démarche, le gouvernement souhaite tout simplement instaurer une certaine transparence en matière de sécurité alimentaire. Pour l’instant, la plateforme est encore assez vide. Elle ne regroupe que les notes attribuées à environ 1 500 adresses pendant le mois de mars. Les responsables affirment toutefois que le site sera complété de manière progressive. L’objectif étant de mettre en ligne les 55 000 contrôles d’hygiène réalisés chaque année dans tous les établissements du secteur alimentaire.  

Le ministère de l’Agriculture tend toutefois à rassurer les consommateurs que lors des contrôles effectués en 2016, seul 1 % des établissements inspectés, soit 550 enseignes ont été jugées insalubres. 9 % seulement ont reçu la mention « à améliorer ». À titre indicatif, 35 % des contrôles ont été réalisés dans l’industrie agroalimentaire, c’est-à-dire auprès des abattoirs et des sites de transformation, 25 % auprès des restaurants, 22 % au niveau des cantines, 18 % dans les boucheries de quartier, les commerces, les rayons des supermarchés ou les enseignes de vente au détail d’une exploitation agricole.
     
Tomas
Par

Après une Licence professionnelle en Rédacteur Web, Thomas atterrit chez ou-dejeuner où il confrontera ses acquis théoriques avec les réalités du métier. Aujourd’hui, Thomas vole de ses propres ailes mais il continue de prêter sa plume au site.

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